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  Les Fourmis  
Eloigné 
                        
 
 
 
 
 
 
 



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 les fourmis Fable de la Fontaine Guerres
GUERRE ET POLITIQUE ETRANGERE


Les fourmis sont les êtres vivants les plus agressifs et les plus guerriers du règne animal.

Position de combat:
 
 
Leur agressivité surclasse largement celle des hommes.

Les bases de leur politique étrangère peuvent être résumées ainsi : Agressions sans trêve, conquête territoriale et annihilation des colonies voisines par génocide, et ceci dès que possible.


Pour argumenter ces faits, il faut savoir que si les fourmis possédaient l'arme atomique, il resterait une semaine à vivre au monde entier.


Pour le reste de cette partie, nous allons prendre l'exemple donné par Wilson (biologiste) de deux espèces afin d'analyser quelques aspects de la vie des fourmis.


- La fourmi de Feu ou Soleropsis invicta.

- La fourmi des bois ou pheidole dentata.

Il faut savoir que les colonies de fourmis de feu sont cent fois plus nombreuses que celles de fourmis des bois.


Cependant, dans la nature, on remarque la présence de nids de fourmis des bois encerclés par des colonies de fourmis de feu.


Wilson a montré que dans un contexte différent et en cas de lutte, la guerre est inégale et les fourmis de feu ont vite fait de détruire entièrement les colonies de fournis des bois.


Comment expliquer que dans la forêt , il en est autrement ?
Wilson a d'abord remarqué l'existence d'une caste chez les fourmis des bois :
Une caste spécialisée de soldats composés d'une grosse tête souvent carré.

L'explication est que le développement des muscles de la tête chez ces individus est plus important et donne aux mandibules de cette caste une force impressionnante.

De plus, il semblerait que par instinct, elles réagissent et reconnaissent rapidement une fourmi de feu.

A partir de l'observation sur le terrain des deux espèces, Wilson a réussi à établir une stratégie en trois volets :

- si une fourmi de feu est repérée (et ceci même par une ouvrière), celle-ci la charge brièvement, assez près pour prendre un peu de son odeur mais au lieu de continuer le combat, elle arrête l'engagement et fuit vers le dôme en frottant son abdomen contre le sol afin de laisser des traces odorantes de phéromone.

- la présence de phéromone ainsi que l'odeur caractéristique de l'ennemi excitent toutes ses congénères qui partent à la recherche de l'intrus en suivant les traces.

Après l'avoir éliminé (car elle est restée dans la même zone) , il leur arrive même de tourner une à deux heures afin de rencontrer d'autres individus de la même espèce.


Le phénomène est simple :

Les éclaireurs, chez les fourmi de feu, ne rentrent jamais au nid.

Il n'y a donc jamais prise de conscience de la taille du nid adverse, ce qui explique qu'elles n'osent pas l'attaquer.

La réaction organisée et plus rapide et plus efficace.

Si cependant, un nid de fourmis des bois est découvert, on assiste à un déploiement des soldats qui permettent aux autres individus de se replier petit à petit jusqu'au nid.

Il est évident que les soldats ne peuvent contenir les assauts des fourmis de feu indéfiniment et si la menace est trop proche, on assiste à un processus désopilant :

En effet, en dernier espoir, les ouvrières vont laisser des traces odorantes de phéromone dans tous les conduits du dôme et ainsi provoquer " l'excitation maximale".

Dans ce cas, un état de panique va s'emparer du dôme et les ouvrières vont prendre en charge les oufs et les nymphes et essayer de franchir la barrière des fourmi de feu afin d'amener le couvain en lieu sûr.

Il est intéressant de remarquer que c'est une des seules fois où les individus agissent en quelque sorte "chacun pour soi".

Par contre, la caste des soldats restera jusqu'à la mort devant le dôme.

Il faut savoir que pour les fourmis, la guerre a pour but la conquête de territoires et de nourritures.

Il est donc évident que celles-ci se multiplient au printemps lorsque la nourriture vient à manquer quand les colonies grandissent.

A cette époque, les techniques de combat mises, en ouvre arrivent à dépasser les limites des capacités mentales d'un insecte.

Par exemple, en Arizona, la fourmi du désert se sert de sécrétions toxiques pour intimider des fourmis à miel dix fois plus grosses.

Ils arrivent même de confiner ces gros ennemis dans leur nid à l'aide, de substances chimiques qu'elles laissent à l'entrée.

L'intérêt de ces techniques est de libérer le domaine de chasse.

Un des actes les plus étonnants en ce qui concerne le dévouement pour la communauté est l'acte de sacrifice. Il est pratiqué par bon nombre d'espèces mais sa forme la plus spectaculaire se retrouve chez camponotus qui vit dans les forêts vierges de Malaisie.

Leur physionomie, composée de deux énormes poches sur leur dos, leur confère un aspect de véritable "bombe mobile".

En cas de réel danger, elles tendent leurs muscles abdominaux et font éclater leur exosquelette, ce qui provoque la libération d'un véritable jet de venin.

Dans tout cet environnement fait de lutte sanguinaire, notons la présence d'un cas particulier, celui des fourmis à miel qui ne s'engagent pas dans de véritables combats :

Il s'agit plutôt de tournois lors desquels les fourmis passent l'une devant l'autre, s'intimident, engagent un bref affrontement à base d'appuis mais ne s'entre-tuent pas. Il y a estimation de la force de l'adversaire lorsqu'une des deux belligérantes cède et renonce au combat.

Comment a lieu cette estimation ?

Wilson a, là aussi, relevé trois procédés :

- Il y a , en premier lieu, l'évaluation directe du nombre d'individus. Ce comptage est très sommaire. En fait, la fourmi estime la proportion d'ennemis par rapport à ses congénères en se promenant entre elles.

- La seconde estimation consiste à relever le pourcentage de major de la colonie adverse. En effet, la caste des majors n'est produite en nombre que lorsque la colonie arrive à maturité. Ainsi, une proportion élevée de Major est signe d'une colonie de grande taille.

- La dernière technique consiste à évaluer "la file d'attente", c'est-à-dire le temps pour trouver un adversaire libre.

Ainsi, une attente brève sera signe d'une colonie importante.

Ces trois procédés, si complexes pour un insecte, sont le signe d'une évolution chez les fourmis mais il faut garder quelques limites car le but reste le même :

En effet, grâce à ces trois moyens, si une des deux colonies approxime que son nombre est environ dix fois supérieur à celui de la colonie adverse, elle décide d'anéantir totalement l'autre colonie.(moins nombreuses)

Et on retrouve les bases de la guerre "primitive" , à savoir jet d'acide formique, annihilation par piqûre...

Le but étant bien évidemment de décimer la colonie en tuant la reine et en dévorant le couvain.


PREPARATION DES FOURMIS A LA GUERRE :


Les fourmis ajustent leur nombre de soldats à l'importance des menaces du conflit qu'elles perçoivent. Ainsi une colonie stressée fabrique deux fois plus de soldats qu'une colonie non stressée. La colonie s'impose donc des sacrifices quand la survie de la colonie est en jeu car les soldats sont obtenus grâce à une suralimentation des larves initialement destinées à être des ouvrières.
 
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